Les Vieux de la Vieille
« La vie, riait Catherine, y a pas mieux sur terre. Gouyette, c’est pas pour vous. C’est pour les vieux, mais les vrais vieux, ceux qui ont le cœur dans la blague à tabac, le nez sur les souliers et qu’ont plus en eux l’envie de vivre. Vous, j’y vois bien vous êtes encore verts comme des salades.
Elle était si gaie, si drue, si brave, qu’elle leur virait la tête et la bourrait de papillons... »

Extrait du texte de René Fallet

Les Vieux de la Vieille

Les vieux de la vieille c‘est l’épopée burlesque et pédestre de trois copains septuagénaires, partis par le chemin des écoliers à Gouyette, l’hospice du coin. Cette balade bucolique les mènera de dialogues truculents en situations cocasses, du bistrot au cimetière, de disputes en réconciliations, de rencontres improbables en souvenirs jubilatoires, jusqu’à leur amour de jeunesse...

Un hymne pétillant à la vie et à la liberté, jonché de tendresse et de poésie.

Prendre un roman d’un des meilleurs copains de Brassens René Fallet « Les vieux de la vieille » et en faire le fil rouge des meilleures chansons de Georges est une idée si simple et lumineuse : on se demande comment on a pu passer à côté. Il suffisait de mixer deux univers que tout rapproche.
Agnès Doherty, nous grimace, nous gueule, nous susurre les moments clés de ce voyage au bout de la vie de trois copains. Les paroles, les mélodies de Brassens arrivent toujours à point. Cette belle voix, cristalline, parfaite, pourrait très bien ne pas convenir à cet univers masculin où tout vacille sous le poids de l’alcool et des souvenirs. Il n’en est rien, la voix transcende Fallet et fait déguster Brassens.

Joël Zanouy, villagedevilles.com