Le Beaujolais Nouveau est arrivé
« L’homme c’est fait que pour bricoler pas d’avantage. J’ai connu des collègues qui en sont morts, d’y avoir mis de la fureur et de la rapacité. Crevés sur leurs millions comme des misérables. Ça risque pas de m’arriver. Regarde les pains. Tu as le pain aux raisins et le pain à la sueur de ton front. Lequel tu vas manger ? Y en a un qui est dégueulasse. C’est une parabole. »
Le Beaujolais Nouveau est arrivé

Banlieue parisienne, années 70, au café du pauvre se retrouvent quotidiennement Camadule, Cap’tain Beaujol et le jeune Poulouc, tous bien décidés à fuir la société et son travail. Dans ce bistrot anachronique, ils cultivent paresse et douceur de vivre arrosée de Beaujolais.
C’est alors que Cap’tain Beaujol retrouve son ami d’enfance Paul Debedeux, devenu cadre dynamique quinquagénaire mais fatigué des femmes.
Les trois ivrognes parviennent à convaincre Debedeux de les rejoindre dans les bas fonds de la société mais autour d’eux le progrès avance, les tours s’érigent, menaçantes…

Un humour grinçant, un propos très moderne, qui trouve écho dans de nombreuses chansons, souvent polémiques, de Brassens.

- Est-ce que les lecteurs de Fallet ont des points communs avec les spectateurs de Brassens ?
Fallet :
- Il y a certainement un petit coté anarchisant chez les deux, un petit côté indépendance d’esprit, un petit côté qu’on nomme dédaigneusement « passéiste » parce qu’on préfère par exemple la pierre au béton...

Extrait d‘un entretien entre Brassens et Fallet