Joli bilan pour ces quinze jours de musique, siestes, débats autour le l'Enfant Do.

Deux mini-concerts donnés par Agnès Doherty dans la salle polyvalente ont mis fin, samedi dernier, à la quinzaine dédiée à la petite enfance.

La conteuse trouve dans les berceuses de nombreux messages à transmettre, tout en parcourant le répertoire des comptines traditionnelles de toute la planète : berceuses tendres, tristes et parfois menaçantes (si tu ne dors pas, le loup va venir)… Une écriture pas si anodine, qui intéresse cette musicienne, chanteuse et compositrice, philosophe de formation. Agnès Doherty vient d'intégrer le conservatoire pour affiner sa technique musicale.
Ce jour-là, parmi tous les enfants en bas âge qui ont écouté dans les bras de leurs mamans la musique douce et susurrée d'Agnès, ceux qui ne se sont pas endormis n'ont manifesté aucune impatience.

Daniel Charpentier
Sud-Ouest, article du 06 mars 2013


« Quelque chose d’un ange »

Agnès Doherty conjugue la prose de René Fallet avec la poésie de Brassens

Vendredi dernier, à l’initiative de l’association Que du bonheur, Agnès Doherty a enflammé la scène du foyer municipal de Cabara : à l’issue de son spectacle « Le braconnier de Dieu », l’artiste a été saluée par une vibrante ovation du public.
Ni strass, ni paillettes, ni micro avec sono assourdissante. Aucun hélicoptère, aucun laser ou stroboscope, aucune fumée ou autres effets spéciaux. Juste une contrebasse, une chaise et une bouteille. L’instrument et ces accessoires rudimentaires suffisent à soutenir le talent de l’artiste, qui suit le fil du roman de René Fallet en l’émaillant de chansons de Brassens.
Plutôt que des amis dans la vie, ces deux-là étaient des compères, des « copains d’abord ». Agnès Doherty s’insère avec délicatesse dans ce couple et conjugue harmonieusement leurs œuvres. La trame du roman (un ouvrier agricole qui se retrouve moine, fait le mur et découvre les saveurs et désillusions de l’amour) permet de trouver de multiples résonnances dans l’œuvre de Brassens, touche d’anticléricalisme bon enfant incluse.
Fragile, charmeuse.
Lorsqu’elle apparaît sur scène, Agnès Doherty semble fragile à côté de son imposante contrebasse. Une minute plus tard, charmeuse, espiègle, voire polissonne, elle domine et impose son rythme jusqu’au terme du spectacle. Les graves de l’instrument soutiennent une voix claire à la diction parfaite. Elle guide la salle vers l’émotion, le rire et le chant fredonné. Chapeau l’artiste, « prions Dieu qu’il lui fasse bon vent ! »

François Peiffer
Sud-Ouest, article du 30 novembre 2012


De Georges Brassens en passant par René Fallet

Prendre un roman d’un des meilleurs copains de Brassens René Fallet « Les vieux de la vieille » et en faire le fil rouge des meilleures chansons de Georges est une idée si simple et lumineuse : on se demande comment on a pu passer à côté. Il suffisait de mixer deux univers que tout rapproche. Les créateurs de concept archi- sophistiqués en seront pour leur frais.

Agnès Doherty, une bouteille de vin dans la poche arrière de son pantalon, nous grimace, nous gueule, nous susurre les moments clés de ce voyage au bout de la vie de trois copains. Les paroles, les mélodies de Brassens arrivent toujours à point. Cette belle voix, cristalline, parfaite, pourrait très bien ne pas convenir à cet univers masculin où tout vacille sous le poids de l’alcool (« partout où il y a une chopine à vider entre hommes ! ») et des souvenirs. Il n’en est rien, la voix transcende Fallet et fait déguster Brassens.

Joël Zanouy
Villages de ville, article du 23 janvier 2011


René Fallet-Georges Brassens, les copains d’abord

René Fallet et Georges Brassens étaient copains comme cochons, de ces amitiés fortes qui ne s’encombrent pas de collaboration artistique mais se nourrissent d’un amour du vin, des mots et d’un certain esprit anarchisant porté par une écriture bien peignée. N’ayant jamais œuvré ensemble de leur vivant, le chanteur et l’écrivain vivaient une postérité séparée jusqu’à ce qu’Agnès Doherty ne décide de les réunir post-mortem : « Je suis folle de Brassens. Au départ, je me suis intéressée à Fallet parce que c’était son copain. Et j’ai découvert qu’il y avait des choses très proches dans leurs écritures : Le ton, le propos, la même façon d’être provocants et tout en étant très littéraires. »
Jamais encore personne ne s’était avisé que réunir les deux compères pouvait faire un spectacle. C’est donc en 2009 que, prenant ses plus beaux ciseaux, la musicienne s’attaque aux 300 pages des « Vieux de la vieille » pour en extirper une vingtaine, qu’elle entrecoupe des chansons de Brassens qui leur font écho. La priorité étant de garder le déroulement de l’histoire tout en donnant à entendre le plus possible la langue de Fallet.
Un élagage pas si meurtrier que ça puisque la veuve de l’écrivain approuve la démarche. Elle réitère deux ans plus tard avec « Le Braconnier de Dieu », l’histoire d’un homme entré chez les moines trappistes par hasard, qui en ressort 26 ans plus tard pour aller voter Pompidou et rencontre à cette occasion le vin et l’amour. Tout ceci s’emboîte parfaitement avec les leitmotive de Brassens : « Il y a chez les deux la même défiance et les mêmes critiques envers les institutions mais jamais contre les personnes parce qu’ils avaient un véritable amour des gens. »
C’est donc essentiellement avec ce « Braconnier » qu’elle entame une tournée des P’tites Scènes de l’Iddac, dispositif qui permet à un artiste d’enchaîner une dizaine de dates dans le département. Une gageure pour Agnès Doherty qui est avant tout musicienne mais a mis le pied dans le théâtre en commençant voici dix ans à accompagner des représentations au violoncelle ou à la contrebasse, notamment dans « Le Frichti de Fatou ».
C’est d’ailleurs l’auteur du « Frichti », Faïza Kaddour, qui lui a conseillé de sortir de la simple lecture qu’elle envisageait pour mettre en jeu ces adaptations. L’idée était bonne puisque la néo-comédienne s’attaque en décembre au troisième volet de la trilogie Fallet-Brassens, « Le Beaujolais nouveau est arrivé ». Acidulé et pétillant lui aussi...

Jean-Luc Eluard
Sud-Ouest, article du Jeudi 29 septembre 2011


La jolie fleur et les deux oncles

Contrebassiste pour la chanson, le rock et le spectacle vivant, Agnès Doherty propose deux créations adaptées de René Fallet, entrecoupées d’interprétations, à la fois respectueuses et originales, de Brassens. Deux copains d’abord, pour deux ballades théâtrales où y’a rien à jeter.

« D’abord parce que, depuis longtemps, j’ai une passion pour Brassens. Ensuite, parce que j’ai lu Fallet, et que les ressemblances m’ont sauté aux yeux : on sait qu’ils étaient amis, mais le ton, les correspondances entre les univers sont évidentes. Comme s’ils se répondaient. Au départ, j’ai voulu faire une lecture. Et puis j’en ai fait un spectacle. »
Cela donne Les Vieux de la vieille, d’après le roman de Fallet, escapade rabelaisienne de trois mauvais sujets, ivrognes jamais repentis vers une maison de retraite. Puis, Le Braconnier de Dieu, l’histoire d’un moine quittant son couvent pour voter Pompidou et rencontrant sa Marinette. Une ballade des copains des temps jadis ? « C’est vrai qu’il y a un côté nostalgique dans les deux univers, d’une époque où l’humain comptait encore. Mais il y a aussi un côté anar, libertaire, incisif. Une critique sociale toujours pertinente. »

La forme coule comme l’eau de la claire fontaine : le texte de Fallet, entrecoupé d’extraits de morceaux de Brassens (pas toujours les plus connus), chantés a cappella et exécutés à la contrebasse. Simple comme un conte musical « parce que les mots suffisent », dit la musicienne, qui « ne pense pas être comédienne ». Pourtant – on peut en témoigner pour avoir vu les deux solos – elle en prend sérieusement le chemin. Le spectacle, repéré et diffusé par l’Iddac, tourne dans toute la Gironde : il suffit de passer le pont.

Serge Latapy
Spirit, article de septembre 2011


Fallet, Brassens et Agnès Doherty

Agnès Doherty a interprété Le braconnier de Dieu, un pur régal pour ceux qui aiment ces deux auteurs et pour ceux qui les découvrent. Elle a séduit une salle pleine avec ses enchainements du texte à la chansons, avec sa voix et le rythme de sa mise en scène.

La Montagne, article du 22 juin 2011


René Fallet au son de Georges Brassens

Nul doute que les personnes qui n’avaient pas lu « Le Braconnier de Dieu » auront l’envie de le lire après la prestation d’Agnès Doherty qui a su rendre le plus fidèlement possible « l’ode au plaisir, à la vie et à l’amitié » voulue par René Fallet.

Elle a su partager avec le public la verve de René Fallet.

Pour y ajouter une touche finale, l’interprétation d’Agnès Doherty des chansons de Georges Brassens a parfaitement retranscrit la complicité d’esprit, de ton et les propos des deux copains héros du récit.

Martine Guillot
Sud-Ouest, article du 7 novembre 2010


Une belle soirée avec Agnès

Samedi 24 mars, le Cercle des travailleurs était bien rempli pour accueillir « Le Braconnier de Dieu » d’Agnès Doherty et sa contrebasse. Si Georges Brassens est bien connu, son ami René Fallet n’a pas la même notoriété : Agnès Doherty a œuvré à sa promotion avec une simplicité bien dans l’esprit du Cercle, laissant quelques romans à feuilleter sur le bord du comptoir. Agnès Doherty tisse pendant plus d’une heure, avec les textes de René et les chansons de Georges, un émouvant et joyeux entretien à trois voix, car celle qu’elle prête à ces deux-là et à leurs personnages nous tient sans cesse sous le charme.
Bien que partie de Rouen le matin même avant l’aube et ayant offert un beau moment de rencontre à la maison de retraite de Labrit en fin d’après-midi, elle a pris le temps de rester au coin de la table pour échanger à bâtons rompus avec les spectateurs après le concert.

Brocas
Sud-Ouest, article du 4 Avril 2012


L’inconnue à la contrebasse

Agnès Doherty a eu l’idée de mettre les mots du père de « Paris au mois d’août » sur les musiques jazzy du Sétois. C’est ça Avignon, ces pépites que l’on déniche (hélas) trop tardivement parce dans l’effluve de 1143 spectacles, le bouche à oreille piétine.

Philippe Thuru
La Provence Edito « Sortir » , du 27 au 31 juillet 2011


Bobby et Agnès, un soir

La médiathèque proposait mardi un spectacle musical de la conteuse Agnès Doherty.

Il régnait une chaude ambiance mardi soir à la médiathèque, avec un public enthousiaste qui a accueilli chaleureusement Agnès Doherty et son spectacle autour des chansons de Boby Lapointe intitulé « Dans la valise de Bobby ».
Accompagné de sa contrebasse, d’un ukulélé et de sa petite valise emplie de mots et d’objets comme autant d’indices pour rentrer dans l’univers du poète et chanteur décalé. Jeux de mots et blagues, sens caché ont fait le bonheur de tous. Agnès Doherty avec humour, énergie et douceur, a chanté 14 chansons, certaines précédées de petites histoires afin que les plus jeunes entrent facilement dans l’univers génial de Boby Lapointe.
Quant aux adultes, ces chansons faisant parti de leurs histoires et d’un patrimoine partagé, c’est avec énergie et joie qu’ils ont accompagné Agnès Doherty en chantant ensemble ! Et si, en fin de spectacle, la « banana attitude » n’a plus de secret pour personne, quel plaisir quand la chanteuse rappellent qu’il ne faut pas se prendre pour des hélicons ! La médiathèque invitera à nouveau Agnès Doherty en mars prochain pour un spectacle consacré à Georges Brassens et René Fallet.

D. C.
Sud-Ouest, article du 9 Juin 2012